Réparer le cerveau à l'aide de cellules souches

Bild einer Zecke

Lors de lésions cérébrales résultant d’un AVC, d’un traumatisme crânien ou d’une tumeur, les cellules du cerveau meurent. Pendant longtemps, réparer le cerveau semblait très difficile, voire impossible. Pourtant, de récentes recherches médicales ouvrent de nouvelles perspectives.


Déjà en 2003, des scientifiques de Calgary travaillant sur la neurogenèse chez l’adulte ont découvert que les cellules souches situées dans deux régions profondes du cerveau se distinguent en différentes catégories de cellules nerveuses. En cas de lésions cérébrales, ces cellules peuvent remplacer les tissus endommagés.


Jocelyne Bloch, neurochirurgienne au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), cherche à faciliter la rééducation de ses patients et à utiliser le cortex qu’elle leur enlève. De son côté, Jean-François Brunet, neurobiologiste de l’Université de Lausanne, cultive des astrocytes humains et étudie leur métabolisme. Il constate que ces cellules deviennent des cellules progénitrices neurales, un type de cellule souche particulier.


Sur la base de cette découverte, les deux scientifiques décident de poursuivre leurs recherches en commun. Jean-François Brunet cherche à comprendre comment les modifications des cellules ont lieu. Jocelyne Bloch met au point une façon de réimplanter ces cellules progénitrices dans les lésions de ses patients. Un centre de production cellulaire est créé au CHUV et les deux chercheurs travaillent en collaboration avec l’Université de Fribourg. Ensemble, ils cultivent des cellules progénitrices sur des singes victimes de lésions et les leur réinjectent en autogreffe. Les résultats sont encourageants puisque les cellules se transforment en neurones et les singes progressent en rééducation.


Il faudra tout de même attendre les résultats de cette étude sur les animaux pour ensuite tenter l’expérience sur l’être humain. Les essais cliniques sur le cerveau humain pourraient commencer en 2016, dès que Swissmedic et Swissethic auront donné leur feu vert.

Présentation de Jean-François Brunet
Article du Temps
Article de La Clinic