Que faire quand le surmenage des proches débouche sur la violence ?

 

Quand les proches sont responsables des soins 24 heures sur 24, ils peuvent éprouver ce qu’on appelle le « stress des soignants ». La situation devient particulièrement difficile lorsque la personne cérébro-lésée a besoin d’aide pour tous les actes de la vie quotidienne. Ce d’autant que les soins sont souvent à la charge d’une seule personne.

 

De nombreux proches sous-estiment la tâche qui leur incombe. Avec le temps, la charge peut devenir trop lourde ; la pression peut se transformer en violence, suivie de sentiments de honte et de culpabilité.

 

Cette forme de violence est encore un sujet tabou. Les personnes qui sont victimes de violence domestique se confient rarement à autrui. Comment d’ailleurs se faire entendre et obtenir de l’aide quand, par exemple, on est atteint d’aphasie (troubles du langage dus à une lésion au cerveau) ? De nombreuses personnes craignent aussi d’être davantage tourmentées par les proches si elles osent se confier. Elles en arrivent à accepter des traitements dégradants. Parfois, elles refusent également l’aide extérieure par crainte d’être placées dans un foyer.

 

Les tiers qui soupçonnent l’existence de mauvais traitements dans leur entourage ferment souvent les yeux. Ils ne veulent pas provoquer de conflits, doutent de la justesse de leurs observations ou ne veulent pas s’immiscer dans la sphère privée des autres. 

 

Pourtant, il existe des solutions des deux côtés: Il est important que les proches chargés des soins se fassent relayer de temps en temps. Il s’agit en effet d’éviter ou de diminuer le syndrome du «stress des soignants». La personne cérébro-lésée a aussi besoin de soutien. Pour obtenir une aide professionnelle, vous pouvez appeler notre Helpline.