Ces éventuels « symptômes prodromiques » font l’objet de recherches. Ils sont toutefois peu spécifiques et peuvent avoir de nombreuses autres causes. Ils ne permettent donc pas de reconnaître de manière fiable un AVC à venir.
Il en va autrement de l’accident ischémique transitoire (AIT). Également appelé « mini-attaque » ou « mini AVC », l’AIT peut être un important signal d’alerte d’un AVC.
Lorsque les symptômes disparaissent
Lors d’un AIT, des symptômes apparaissent soudainement, qui peuvent également survenir lors d’un AVC : par exemple une faiblesse ou une perte de sensibilité d’un côté du corps, des troubles de la parole ou de la vision, des vertiges ou des troubles de l’équilibre.
La particularité : les symptômes disparaissent. Ils peuvent durer quelques minutes ou s’étendre sur une période plus longue. C’est précisément pour cette raison qu’un AIT n’est parfois pas pris au sérieux.
Même si tout revient à la normale, il ne faut pas simplement oublier l’épisode. Un AIT peut indiquer un risque accru d’AVC.
Un AIT est également une urgence
Il n’est pas possible de déterminer de manière fiable, à partir des seuls symptômes, si des troubles passagers sont dus à un AIT ou à un AVC. Seul un examen médical permet de le déterminer.
La règle est donc la suivante : en cas d’apparition soudaine de symptômes neurologiques, appelez immédiatement le 144, même si les symptômes ont déjà disparu.
Le modèle BE-FAST aide à reconnaître les principaux signes :
- B – Balance : vertiges soudains ou troubles de l’équilibre ?
- E – Eyes : troubles soudains de la vision ?
- F – Face : un coin de la bouche tombe-t-il ou un côté du visage est-il affaibli ?
- A – Arms : un bras est-il soudainement faible ou engourdi ?
- S – Speech : la parole est-elle soudainement indistincte ou est-il difficile de parler ou de comprendre ?
- T – Time : agir immédiatement et appeler le 144.
Prendre un signal d’alerte au sérieux
Après un AIT, il ne s’agit pas seulement de constater que les symptômes ont disparu. Une évaluation médicale rapide peut aider à identifier les causes possibles et les facteurs de risque personnels et à prévenir d’autres épisodes.
Il peut notamment s’agir d’hypertension artérielle, de diabète, de maladies cardiaques telles que la fibrillation auriculaire ou d’autres troubles des vaisseaux sanguins et de la coagulation. Les examens et les mesures appropriés dépendent de la situation personnelle et sont déterminés avec des professionnel·le·s de la santé.
Un AIT n’est pas un signal de fin d’alerte. C’est un signal d’alerte.
En cas d’apparition soudaine de symptômes tels qu’une paralysie, des engourdissements, des troubles de la parole ou de la vision, des vertiges ou des troubles de l’équilibre : appelez immédiatement le 144, même si les symptômes disparaissent à nouveau.
Important : cet article est destiné à fournir des informations générales et ne remplace pas un avis médical. Les symptômes non spécifiques tels que les vertiges ou les maux de tête ne permettent pas de reconnaître de manière fiable les signes annonciateurs d’un AVC.
