Prise en charge par les assurances

Les piqûres de tique peuvent avoir des conséquences pénibles pour leurs victimes. Elles sont considérées comme un accident. Si elles nécessitent des soins, elles doivent être annoncées à l’assurance-accidents le plus rapidement possible.

Les piqûres de tique peuvent avoir des conséquences pénibles pour leurs victimes. Elles sont considérées comme un accident. Si elles nécessitent des soins, elles doivent être…

Illustration d'un bouclier avec une croix, à l'arrière liste de santé

Source : Magnific

Suite à une piqûre de tique, il est important de documenter au mieux l’événement en notant la date exacte et le lieu de piqûre. Il est aussi recommandé de prendre quelques photos et noter l’évolution d’une éventuelle rougeur. En cas d’apparition de symptômes, il faut consulter un·e médecin, qui prescrira le traitement adapté. 

En cas de maladie due à une piqûre de tique, l’assurance-accidents va mandater un·e médecin expert·e pour vérifier si les troubles de santé découlent bien d’une piqûre de tique. Cette personne examinera s’il existe des preuves permettant d’établir un lien de causalité entre la piqûre et la maladie déclarée. La santé de la personne piquée devra être documentée avant et après la piqûre. Pour se faire, de nombreux rapports de consultation et de biologie sont parfois demandés par l’assurance-accidents.

Si la piqûre de tique entraîne une invalidité, la personne assurée a donc le droit à une rente d'invalidité, à condition que la piqûre ait eu lieu avant sa retraite. Si la personne n'exerce pas d'activité professionnelle ou travaille moins de huit heures par semaine et n'est pas assurée à titre privé contre les accidents, la caisse maladie prend en charge les frais de traitement.

Une ingénieure face à l'assurance-accidents

Une ingénieure en environnement était régulièrement mordue par des tiques dans le cadre de son travail. Elle développait en moyenne une dizaine de rougeurs cutanées (érythèmes migrants) par année. En 2021, elle a souffert de divers troubles supplémentaires et a eu un arrêt de travail. Après un traitement par antibiotiques pris en charge par la Suva, ses symptômes se sont atténués. Mais en 2022, ils sont revenus. Mais cette fois-ci, son assurance-accident a refusé de rentrer en matière, car son médecin-expert a estimé qu’un diagnostic de borréliose de Lyme ne pouvait pas être posé. 

Néanmoins, les conclusions de ce médecin ont été infirmés par une consœur qui, contrairement à lui, bénéficiait d’une expertise poussée sur la borréliose de Lyme. En conséquence, le Tribunal fédéral fribourgeois a constaté que le diagnostic de borréliose était reconnu et a déclaré que la Suva devait prendre en charge le traitement de l’ingénieure. 

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