A-t-on le droit de conduire après une lésion cérébrale ?

une femme au volant
Photo: Rainer Sturm / pixelio.de

Après une lésion cérébrale, certaines capacités indispensables pour conduire un véhicule peuvent être altérées. C’est pourquoi, à la sortie de l’hôpital ou de la clinique de réadaptation, il faudrait consulter un neuropsychologue.

 

En l’absence d’expertise neurologique, un neurologue, un médecin spécialiste en réadaptation ou le médecin traitant doit estimer si la personne cérébro-lésée est apte à conduire un véhicule ou non. L’avis d’un spécialiste est nécessaire pour toutes les catégories de véhicules, y compris pour les motos, les véhicules motorisés à trois roues, etc.

 

Dans le doute, le médecin spécialiste peut s’informer auprès du médecin-conseil de l’Office de la circulation routière ou d’un autre expert, ou encore demander que le patient se soumette à un test de conduite. Le médecin a le droit de signaler la personne auprès de l’Office cantonal de la circulation routière s’il présume qu’elle ne suivra pas ses recommandations. Dans ce cas, l’autorisation de circuler est retirée au conducteur. Attention : conduire malgré le retrait du permis est passible d’une amende ou d’une privation de liberté pouvant aller de un à trois ans.

 

Tant que l’expertise n’a pas eu lieu, il faut se montrer très prudent. Conduire un véhicule est une activité complexe, qui sollicite les capacités motrices, sensorielles, cognitives et psychologiques. Comme les risques sont importants pour soi-même et pour les autres, seules les personnes officiellement jugées aptes à conduire devraient se mettre au volant.

 

Une expertise concluant à l’incapacité de conduire n’est pas forcément définitive. La personne qui estime que son état s’est amélioré peut s’adresser à son médecin traitant ou à un spécialiste pour demander que sa capacité de conduire soit à nouveau évaluée.