En progression en Europe, une augmentation marquée de la maladie a été observée ces dernières années. Les causes sont multiples : conditions climatiques favorables à leur présence et météo propice aux activités humaines en plein air. La Suisse n’échappe pas à cette tendance : depuis 2005, le nombre de cas variait entre 100 et 200 cas par année. En 2025, 505 cas ont été constatés. Le plus souvent transmise par la salive des tiques infectées, la maladie peut être transmise, dans de rares cas, par la consommation de produits laitiers crus (lait cru, produits à base de lait cru de chèvre, de brebis ou même de vache dans des cas exceptionnels).
Comme les agents pathogènes de la méningo-encéphalite à tiques se trouvent dans la salive des tiques, ils peuvent être transmis directement lors de la piqûre. Ainsi, même un retrait immédiat de la tique ne permet pas d’éviter l’infection. Il est donc d’autant plus important d’éviter à tout prix les piqûres. Pour se protéger, il faut suivre différentes recommandations quand on se promène dans la nature et se faire vacciner. La vaccination est recommandée dès l’âge de trois ans pour les personnes se rendant dans des zones à risque (partout en Suisse, sauf le canton du Tessin).
Symptômes
Dans la première phase de la maladie (7 à 14 jours après la piqûre d’une tique infectée), certaines personnes ont des symptômes d’allure grippale. La plupart d’entre elles cependant n’ont pas de signe de maladie. Au bout de quelques jours, ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes. Toutefois, chez environ un tiers des personnes piquées, la maladie entre dans une seconde phase après un intervalle sans symptômes.
Dans la deuxième phase, le virus de la FSME s’attaque au système nerveux central. Dans ce cas, la forme la plus bénigne est la méningite. Celle-ci peut s’accompagner de ces symptômes : fortes fièvres, maux de tête et douleurs à la nuque, difficultés de concentration, convulsions, paralysies et troubles respiratoires.
Dans les formes graves, la méningite s’accompagne d’une encéphalite où l’inflammation touche le cerveau. On parle alors de méningo-encéphalite. Les symptômes peuvent être des troubles de la conscience, des paralysies au niveau des bras et des jambes ou encore du visage et des convulsions. À cela peuvent s’ajouter d’autres symptômes neurologiques comme des difficultés de concentration.
Quand ce virus attaque le système nerveux central, une personne touchée sur cinq peut avoir des séquelles durables. Elles prennent la forme de troubles de la mémoire et de la concentration ou encore de troubles du contrôle des mouvements. Près de 1 % des patient·e·s présentant des symptômes neurologiques meurent d’une méningo-encéphalite à tiques.
Traitement
Une hospitalisation est nécessaire en particulier durant la seconde phase de la maladie. En cas de perte de conscience ou de problèmes respiratoires, la personne piquée doit même être transférée aux soins intensifs. Il n’existe en effet aucun médicament contre le virus, seuls les symptômes peuvent être traités. Il est donc important de se faire vacciner contre ce virus et d’appliquer quelques mesures de précaution contre les tiques en cas de balade dans la nature.
Sources :
