Celine van Till

Après son accident d’équitation en 2008, Celine van Till n’a pas abandonné. En septembre 2016, elle a pris part pour la première fois aux Jeux paralympiques de Rio et s’est classée au 13e rang dans la discipline para-dressage, avec sa jument Amanta. Celine Van Till déclare: «Je peux m’améliorer partout, mais j’ai fait une bonne prestation. Maintenant, il va falloir que nous réussissions à mieux nous harmoniser en prévision des Jeux de Tokyo en 2020. C’est à ça que je m’entraîne tous les jours.»
Félicitations, Celine van Till!

 

Celine van Till en 2017

Forte des succès de 2016, Celine van Till continue sur sa lancée. Après sa participation au Concours hippique international de Genève le 9 décembre, la jeune femme visera de nouveaux objectifs pour 2017. En janvier, elle siègera au Conseil d’administration de Handicap international en qualité d’ambassadrice. Elle reprendra le chemin des compétitions dès le mois de mars. La Genevoise sera présente au concours international de Deauville du 29 mars au 2 avril, au concours international de Somma Lombardo du 14 au 18 juin et au concours international d’Uberherrn du 5 au 9 juillet. Elle relèvera le défi des championnats d’Europe à Göteborg, en Suède, du 21 au 27 août 2017.

 

Revue de presse 2016

 

5 questions à Celine avant son départ à Rio

 

Après votre accident de cheval en 2008, pensiez-vous pouvoir arriver aussi loin dans la compétition?

Après les graves lésions cérébrales, je n’étais même pas capable de me poser la question! Quand j’ai commencé à nouveau le sport, je me voyais y retourner. Mais autrement, avec mon handicap. Très vite, j’ai compris ce qu’était la neuroplasticité: la capacité du cerveau à faire de nouvelles connexions lorsqu’il est sollicité. Je me suis dit que tout est possible. Depuis le début, j’ai vu un long tunnel noir avec une lumière brillante au bout. Pas à pas, j’ai avancé. Chaque pas de gagné était, pour moi, un tremplin pour aller plus loin. Toujours plus loin. Me dépasser. Mettre en œuvre le maximum pour réussir, et profiter.

 

Vous avez qualifié une place pour la Suisse pour les Jeux paralympiques de Rio, quel est votre sentiment?

Je suis très heureuse d’avoir pu faire cela pour ma nation! Et j’espère bien évidemment la représenter au Brésil! Mais, c’est aussi une victoire sur moi-même. Un nouvel objectif atteint.

 

Pour y arriver, quels sont les efforts et les sacrifices que vous avez dû fournir?

C’est un travail de longue haleine, mon objectif depuis 2011, lorsque mes parents se sont séparés. Moment qui signifiait aussi le début de mon indépendance, j’avais 20 ans. Il a fallu non seulement construire ma vie (être autonome, reprendre les études), mais aussi persévérer dans l’équitation afin d’espérer trouver des soutiens. C’est ce que j’ai réussi à faire. J’ai pu participer aux Jeux Equestres Mondiaux de 2010 et 2014, aux Championnats d’Europe 2015, et maintenant mon rêve est d’y ajouter les Jeux paralympiques de Rio en 2016. Chaque année, ce sont des compétitions, des évènements; et des entraînements quotidiens, bien sûr. Des sacrifices? Il n’y en a pas! Car c’est ma passion; la discipline nécessaire n’est pas difficile. Finalement, pour réaliser mon rêve, il reste deux compétitions «de sélections». Les cavaliers suisses sélectionnés seront communiqués le 20 juillet.

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la préparation qu’il faut avoir pour être prêt pour un évènement comme Rio?

Il faut beaucoup de concentration. Etre focalisé sur son objectif. Se donner toutes les chances pour réussir. Un tel évènement représente énormément d’investissements tant personnels que financiers. C’est le travail aussi d’une équipe. Un travail quotidien, mais aussi un plaisir. Il englobe les facteurs d’entraînements, de nutrition, d’autres soins tels que la physiothérapie, la préparation mentale et le management de ma carrière. 

 

Le cavalier entretient une relation particulière avec son cheval, pouvez-vous nous dire quelques mots sur la relation que vous avez avec vos juments?

La relation qui nous unit est aussi forte et puissante que celle qui peut exister entre deux êtres humains. Le cheval a plusieurs rôles. Dans ma vie, c’est mon partenaire de sport et mon meilleur ami, mais aussi un excellent thérapeute et psychologue.

 

Merci Celine d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Suivez Celine sur son site internet: www.celinevantill.ch