Monter des marches avec un fauteuil roulant électrique

Le Cybathlon est un championnat destiné à des participants porteurs d’un handicap et qui utilisent des moyens auxiliaires motorisés. FRAGILE Suisse a assisté aux entraînements de cette manifestation qui aura lieu en octobre 2016.

Texte et photo: Damian Gysi

«La prochaine épreuve débute dans cinq minutes», annoncent les haut-parleurs du stade, la Swiss Arena à Kloten. Les équipes prennent place derrière la ligne de départ. Elles participent aux diverses courses d’essai du Cybathlon, organisées en juillet 2015 à Kloten.

Franchir une porte en portant un plateau

Les «pilotes» de cette première compétition – c’est ainsi que les participants sont désignés – sont équipés d’une prothèse électronique de l’avant-bras. Patrick Mayrhofer de Vienne prend le départ. Sportif bien entraîné, il est prêt à se mesurer à la concurrence internationale. Les exercices à effectuer sur le parcours sont empruntés à la vie quotidienne. D’abord, il doit saisir des objets sur une étagère et les disposer sur un plateau. Puis il doit franchir une porte, muni du plateau, poser celui-ci sur une table et ensuite couper une tranche de pain.


Il doit aussi utiliser sa motricité fine, par exemple en extrayant des morceaux de sucre de leur emballage. Patrick Mayerhofer exécute le parcours très rapidement, les autres concurrents le talonnent. Ce n’est pas seulement la rapidité qui compte dans cette compétition, mais aussi le fait de réussir à effectuer les tâches imposées.

 

 

Photo d'un pilote de fauteuil roulant électrique
Mit dem Elektrorollstuhl überwinden die Piloten sogar Treppenstufen und andere Hindernisse.

Guider des personnages à l’aide des ondes cérébrales

L’après-midi, les nombreuses épreuves du programme se poursuivent. L’une d’elles est le parcours pour les pilotes de fauteuil roulant électrique. Les participants doivent franchir des marches et d’autres obstacles. Une autre épreuve est la course qui s’effectue directement sur un écran d’ordinateur. Reliés aux ordinateurs par des électrodes placées sur leur tête, les participants doivent guider des personnages à travers un parcours virtuel en utilisant uniquement les ondes cérébrales.


Le jeu, qui ressemble à un jeu vidéo, est affiché en 3D sur quatre écrans géants suspendus audessus du terrain de sport. Le coup d’envoi est donné. Les pilotes se concentrent et ne font pratiquement aucun mouvement. Mais sur l’écran, les personnages se déplacent à travers un monde animé composé de quatre zones: une verte, une rouge, une grise et une jaune.


Sebastian Reul, un participant allemand de 26 ans, explique: «J’ai dû résoudre des épreuves dans chaque zone. Cette discipline m’oblige à penser clairement; on doit donner l’ordre correct pour que le personnage à l’écran fasse ce qui est demandé.» Depuis un accident d’automobile, il est en fauteuil roulant. «On m’a demandé tout récemment si je voulais participer. Je n’ai pas hésité longtemps. Cette compétition m’offre de nombreuses possibilités de connaître des gens et d’échanger avec eux.»

 

Améliorer les appareils utilisés dans la vie quotidienne

Dans les coulisses de la manifestation, des échanges se déroulent entre les chercheurs de l’EPFZ et les représentants des entreprises qui fabriquent les appareils utilisés par les pilotes. Tous suivent les essais avec attention, contrôlent et comparent régulièrement les moyens auxiliaires. Ils cherchent la façon d’améliorer les appareils – toujours dans le but de les rendre plus utiles et mieux adaptés à la vie quotidien.

 

 

Participant de la course qui s’effectue directement sur un écran d’ordinateur
Sebastian Reul se concentre. Pour faire avancer son personnage dans le jeu, il doit donner des ordres à l’aide de son cerveau. Les ondes cérébrales récoltées par les électrodes sont transmises à la machine et son personnage virtuel avance.

De plus amples informations

www.cybathlon.com