Traumatismes cranio-cérébraux en Suisse: les conséquences invisibles d’un accident

Lausanne, le 7 octobre 2016 - Chaque année, la Suisse compte entre 3000 et 5000 nouvelles victimes de traumatismes cranio-cérébraux. Les lésions invisibles qui en découlent sont encore largement méconnues et portent préjudice à la vie sociale et à la réinsertion professionnelle des personnes concernées. FRAGILE Suisse s’engage pour les soutenir et permettre au public de reconnaître leurs handicaps invisibles, lourds de conséquences.


En mai 2011, comme chaque matin, François C. se rendait à son bureau. En chemin, cet expert en douane s’est arrêté pour laisser passer une piétonne. C’est le choc: une voiture emboutit la sienne de plein fouet. Depuis ce jour, il se bat pour faire reconnaître ses handicaps visibles et invisibles. Son histoire n’est pas unique. Chaque année en Suisse, 3000 et 5000 personnes (selon les statistiques de l’assurance accidents) sont victimes d’un traumatisme cranio-cérébral suite à accident de la circulation, du sport ou du travail. La rééducation des personnes ayant subi un traumatisme crânien dure plus longtemps que le choc et la reconnaissance de leurs lésions est généralement un long chemin du combattant.
À l’instar de François C., les victimes doivent surmonter non seulement les handicaps physiques (paralysie, troubles moteurs, troubles de l’équilibre et de l’expression), mais surtout les nombreuses conséquences invisibles (troubles de la parole, diminution de l’endurance, besoin accru de sommeil, modifications du comportement, troubles cognitifs, etc.). La société ne reconnaît pas toujours la gravité de ces séquelles qu’on ne voit pas, et c’est pour cette raison que FRAGILE Suisse s’engage auprès des personnes cérébro-lésées pour leur offrir l’aide et le soutien dont elles ont besoin.


Conséquences des handicaps invisibles


Les lésions invisibles sont difficilement observables, ne se voient pas et sont d’autant plus lourdes à vivre pour les personnes cérébro-lésées. Après son accident, François C. a repris le travail, mais sa réinsertion a été semée d’embûches. Il était épuisé par le trajet jusqu’à son bureau et souffrait de troubles de l’attention qui l’empêchaient de mener son travail comme avant. Ses collègues étaient agacés par son comportement: «Tout le monde me disait de faire des efforts, mais ne voyait pas que c’est ce que je faisais». Grâce à la Helpline, un service d’aide-conseil gratuit proposé par FRAGILE Suisse, François C. a non seulement trouvé une oreille attentive, mais aussi un interlocuteur pour continuer son combat et faire reconnaître ses handicaps. FRAGILE Suisse est là pour lui et l’aide à trouver des solutions pour «rebondir sur le trampoline de la vie».


Si vous souhaitez entrer en contact avec François C., adressez-vous directement à:
Isabelle Gay-Crosier, Responsable de la communication pour la Suisse romande
gaycrosier@fragile.ch, 078 609 86 06


Lien vers le magazine de FRAGILE Suisse et le portrait de François C. :
FRAGILE_Suisse_022016